L'agritourisme

L’AGRITOURISME EN PROVENCE ALPES COTE D'AZUR


Provence-Alpes-Côte-d'Azur, une région qui a la côte…

Première région de France pour la fréquentation touristique, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, avec ses 36 millions de visiteurs annuels, enregistre depuis 1996 une augmentation continue de la fréquentation française et étrangère et voit ses parts de marchés (plus de 27,3%) gagner sur les autres régions. Il faut dire qu’avec ses  trois parcs naturels nationaux, quatre parcs naturels régionaux (60 stations de sports d’hiver, 90 plans d’eau touristiques) et son littoral exceptionnel,  cette région a plus d’un atout à valoriser. Et en matière de tourisme vert, le ton est donné : la promenade est la première activité pratiquée dans la région ; le paysage est un capital à préserver et le tourisme de masse est à contrôler pour qu’il ne mette pas en péril les sites remarquables.


Le patrimoine, une valeur sûre !

Le Vaucluse mène des actions exemplaires en la matière. Basant ses offres touristiques sur la mise en valeur des savoirs faire et des territoires et sur la rencontre avec les produits du terroir, c’est tout naturellement qu’un itinéraire de découverte « la route de Bacchus » a vu le jour en 2001 avec la complicité des viticulteurs de la vallée d’Aigues et le parc du Luberon. 
Devant le succès des produits de pays auprès des touristes des Alpes Maritimes, il n’est plus une commune qui n’organise sa fête de terroir ou sa foire agricole. A tel point que les agriculteurs se trouvent trop sollicités ! Dans le Var, la chambre de Commerce et d’Industrie décide d’exploiter au maximum « l’identité culturelle de la Provence », c’est-à-dire les bienfaits du régime méditerranéen et la qualité des produits du terroir. Avec la Chambre d‘Agriculture elle a monté une opération pilote de rapprochement entre les restaurateurs et les producteurs. Seul bémol, la valorisation des produits du terroir est très souvent portée par les non agriculteurs.


Une offre d’hébergement agricole qui se perd dans l’ industrie touristique…

La modernisation et la qualification des entreprises touristiques (agricoles comprises) est une priorité en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Dans les Bouches-du-Rhône, un partenariat jugé exemplaire entre la Chambre d'Agriculture, le Conseil Général, le relais départemental des Gîtes de France et le Comité départemental du tourisme exige de chaque agriculteur qui possède un hébergement qu’il s’engage annuellement sur une charte qualité et une charte produit. Le Vaucluse de son côté met en place une charte qualité (accueil en vignobles).

Cette tendance ne doit pas s'opposer à l'exigence d'authenticité du touriste qui cherche à échapper aux structures touristiques classiques. Autre risque notable : la disparition progressive ( comme dans le Var) de la gestion directe des hébergements labellisés "gîtes de France". L'agriculteur perd le contact direct avec son hôte. Peu à peu, l'offre agricole se dilue dans l'offre globale.


Le tourisme continue néanmoins de se concentrer sur des espaces spécialisés où l’agriculture n’est plus présente et les professionnels du tourisme se désintéressent de l’agritourisme. Et inversement… Dans le massif alpin, on estime que 30% des agriculteurs ne sont pas intéressés par l’accueil sur leurs exploitations. Afin de réduire le déséquilibre de fréquentations entre zone littorale et montagne, le Conseil régional et le Commissariat à l’aménagement du territoire ont commandé à la Chambre Régionale d'Agriculture une étude sur l’Arc Alpin qui doit leur permettre de mieux cibler leurs interventions financières. 
 En attendant, les pouvoirs publics ont décidé d’encourager les projets individuels d’accueil en milieu rural reposant sur des démarches collectives, dans une logique de territoire et de partenariats locaux. Considéré comme un outil indispensable à la gestion des réservations, et comme un moyen de décloisonement des structures agricoles, internet est fortement soutenu.

Avec 196 000 repas et 470 000 nuitées en 2000, l’agritourisme en Provence Alpes Côte d'Azur progresse et prend une place certaine à côté des géants de l’industrie touristique…